Suivis des indices d’eutrophisation
Évolution saisonnière des quotas azotés des ulves...
Rappel méthodologie de suivi et mises en gardes
Exemple de courbes sur 3 sites pour l’indice azoté :
Éléments d’interprétation : sous le quota critique (Q1N) les ulves commencent à être limitées dans leur croissance par le manque d’azote et sous le quota de subsistance (Q0N) la croissance est nulle. Sur la courbe présentée (année 2000), les ulves n’ont pas montré de limitation par l’azote sur l’ensemble de la saison sur le site de St Michel en Grève alors que les algues de la baie de la Fresnaye étaient limitées partiellement par l’azote dès la fin mai et totalement en fin juin.
Cet indicateur permet de montrer lorsque les flux diminuent une situation qui s’améliore pour un site donné même si les quantités d’algues en place sur le site restent importantes. A contrario, l’indicateur pourrait pour un site dont la situation nutritionnelle se dégrade indiquer une aggravation indépendamment des quantités d’algues qui pourraient ne pas varier (site saturé).
Enfin, cet indicateur est une donnée centrale des modélisations écologiques d’un site (calibration / validation du modèle)
Pour la description par site des teneurs en azote des algues se reporter aux rapports annuels de suivi.
Une analyse particulière de l’ensemble des sites a été conduite en 2007 permettant d’établir le diagramme de synthèse suivant (niveau de limitation et précocité de celle-ci).
Après un diagnostic initial de la situation nutritionnelle des algues vis-à-vis du phosphore à la fin des années 90 (ayant montré sur les grandes baies que cet élément était loin de limiter la croissance des algues), le CEVA a entrepris en 2008 de refaire un point sur les niveaux de phosphore dans les algues, notamment pour évaluer l’éventuel impact des politiques de réduction des apports qui ont dues intervenir depuis cette période (DERU, limitations agricoles)
Éléments d’interprétation : les mesures sur les teneurs en phosphore montrent sur la plupart des grands sites que cet élément est loin de limiter la croissance des algues au moins en pleine prolifération, en raison notamment de la fourniture de cet élément par les sédiments du proche littoral (accumulation sédimentaire puis relargage). Le site de Concarneau dans le fonctionnement est particulier (croissance infra-littorale majoritairement) se démarque cependant laissant apparaître des limitations de la croissance par le phosphore (colimitation N et P), au moins en début de saison (juin à août). Cependant, la limitation de la disponibilité en phosphore pour les algues paraît incertaine (fourniture sédimentaire, marges de manœuvre sur les apports terrigènes ?). Aussi dans l’état actuel des connaissances est il préconisé de poursuivre les efforts sur les diminutions d’apport d’azote en période estivale (mais études complémentaires du stockage et relargage du phosphore et du niveau des teneurs sur les lieux de croissance infra-littorales des algues souhaitables).
